dimanche 1 février 2009

Disparition Ophélie Bretnacher - Six personnes recherchées


Un chauffeur de taxi et cinq autres hommes, identifiés sur des vidéos, activement recherchés.
Ils sont six. Et tous ont croisé Ophélie, quelques minutes avant sa disparition. Qui sont ces hommes visibles sur les images des caméras de vidéosurveillance ? Qu’ont-ils vu ? Que savent-ils ? Pour le savoir, la police les recherche. Parmi eux, un chauffeur de taxi et un homme adossé près d’un pilier. Tous deux voient passer la jeune femme sous leurs yeux, à 2 h 50. Plus loin, près du pont des Chaînes, trois autres hommes sont identifiables.

C’est justement ici que se perd la trace d’Ophélie. Selon Laszlo Agai, l’avocat du couple Bretnacher à Budapest, la police centrale, en charge de l’affaire depuis vendredi dernier, est sur « de bonnes pistes » pour les retrouver. Simples témoins ou personnes en lien direct avec l’affaire, leurs auditions pourraient permettre aux enquêteurs de s’orienter, enfin, vers une piste privilégiée. Car deux mois après la disparition de la jeune femme, aucune hypothèse particulière ne se dessine. Tous les scénarios sont envisageables.

Pourtant, le 15 janvier dernier, une avocate racontait aux policiers avoir rencontré Ophélie dans la rue. L’étudiante, désorientée, l’aurait abordée en français pour lui demander de l’argent. L’avocate l’a formellement reconnue sur les photos que lui ont présentées les policiers. Un témoignage pris très au sérieux, tel que nous le révélions dans notre édition datée du 21 janvier. Un récit jugé en tout cas plus crédible que celui du 10 janvier.

Ce jour-là, un témoin disait lui aussi avoir croisé Ophélie dans la rue. Selon lui, la jeune femme qui parlait un mauvais hongrois était en train de mendier. Rien n’a encore permis de confirmer ces dires. Ni les recherches dans les centres de soins et les abris pour sans domicile fixe.

Ni l’observation des vidéos où ce serait passé la rencontre. Alors où est Ophélie ? Entre les mains d’un réseau de prostitution ? Si tel est le cas, la jeune femme aurait sans doute été relâchée… « L’affaire est très médiatisée et une jeune femme qui parle anglais et français est facilement repérable » souligne Laszlo Agai.

Hier soir, les deux enquêteurs français de l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) sont rentrés de Budapest. Ils ont posé les jalons d’une coopération policière entre les deux pays qui permettra, peut-être, d’aider enfin l’enquête à progresser.

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