jeudi 25 décembre 2008

NBA - Tony Parker toujours plus fort



Hier matin, le meneur des Spurs a encore fait parler la poudre avec 8 passes et surtout 36 points.
Encore une fois, Tony Parker a évité aux Spurs de prendre l’eau. Le joueur français confirme ainsi son statut de patron d’une équipe pas toujours rassurante. Pourtant pas épargné par les blessures, Parker réalise un début de saison époustouflant. Les joueurs de San Antonio ont pourtant connu des débuts compliqués, avec une seule victoire sur les cinq premiers matchs de la saison, du jamais-vu pour les Spurs.
Une seule victoire à l’époque, mais une victoire qui restera dans les mémoires puisque Tony Parker y avait réalisé sa plus belle performance avec cinquante-cinq points, dix passes et sept rebonds à lui tout seul. Il devenait alors le quatrième joueur de l’histoire de la NBA à dépasser le seuil des cinquante points en un match. Parker indispensable Blessé à la cheville gauche début novembre face à Miami dès le premier quart-temps du match, il avait alors assisté, impuissant, à la défaite des San Antonio Spurs (99-83). Tout le symbole était là : quand Tony Parker est absent, les choses se compliquent pour son équipe, privée d’une autre star de la NBA, Manu Ginobili, blessé.
De retour sur les parquets le 29 novembre, Tony Parker a redonné un peu d’air à son équipe en enchaînant les bons matchs. Aujourd’hui les Spurs semblent de nouveau performants avec deux défaites sur les onze derniers matchs et un calendrier favorable pour les prochaines semaines.
Edition France Soir du jeudi 25 décembre 2008 page 21

Suicide - Lettre d'adieu retrouvée à la maison d'arrêt d'Aiton en Savoie



Un détenu de la maison d'arrêt d'Aiton (Savoie) qui purgeait une peine d'un an pour violences sur conjoint a été retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt d'Aiton, a-t-on appris jeudi auprès l'antenne régionale de l'observatoire international des prisons.
La victime, originaire de Haute-Savoie, âgée de 45 ans était seule dans sa cellule. Elle a été découverte mercredi matin par les gardiens qui ont retrouvé une lettre pour expliquer son geste.
Ce suicide est le deuxième enregistré cette année à la maison d'arrêt d'Aiton, selon Céline Reimeringer, coordinatrice régionale de l'observatoire international des prisons qui estime que "les fêtes de Noël sont une période où le risque (de suicide) est plus élevé".

Une infirmière hospitalière en garde à vue après la mort d'un enfant à Paris


Une infirmière du groupe hospitalier Cochin-Saint-Vincent-de-Paul dans le XIVe arrondissement de Paris a été placée en garde à vue après le décès suspect mercredi soir d'un enfant de trois ans, a-t-on appris de source policière. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé jeudi que l'infirmière avait "reconnu une erreur" et a fait état d'une triple enquête.
"Il semble que le décès soit lié à une erreur dans l'administration du médicament", a déclaré le service de communication d'Assistance publique-Hôpitaux de Paris sans autres précisions, à l'Associated Press.
"Ce n'est pas un dysfonctionnement lié à l'urgence ou à une absence de vigilance collective. C'est plus apparemment un dysfonctionnement individuel mais l'enquête nous en dira plus", a pour sa part précisé le président suppléant du conseil d'administration de l'AP-HP Jean-Marie Le Guen en marge d'une visite à l'hôpital Robert Debré.
Le petit garçon, hospitalisé dans un service de pédiatrie générale, est décédé mercredi peu après 20h, a-t-on expliqué de source policière. L'infirmière a été interpellée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et placée en garde à vue.
"L'infirmière elle-même a reconnu une erreur, elle s'en est tout de suite ouvert d'ailleurs à son chef de service", a confié la ministre de la santé Roselyne Bachelot jeudi lors d'une visite à l'hôpital Robert Debré.
"Depuis 23h hier, elle est donc en garde à vue, ce qui est une procédure normale en ces circonstances", a expliqué Mme Bachelot.
"Il ne me revient pas à ce point de l'affaire d'émettre des conclusions. Il y a donc une triple enquête: une enquête judiciaire", une "enquête qui est mandatée par Assistance publique-Hôpitaux de Paris", et "moi-même, j'ai donc demandé une enquête administrative qui va être menée par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales de Paris", a-t-elle précisé, évoquant "une erreur tragique" dans le "service de pédiatrie générale" de l'hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul.
"Mes premières pensées" vont vers "la famille de ce petit garçon de trois ans" car "on sait vraiment ce que représente la perte d'un enfant, c'est absolument terrible", a souligné Mme Bachelot. D'après la ministre, les parents ont été "pris en charge par l'ensemble du personnel, médecins, psychologues, à l'intérieur de Cochin-Saint-Vincent-de-Paul". AP

Femmes égorgées en Rhône-Alpes - Les enquêteurs dressent un portrait-robot



Le témoignage d’un adolescent permet de faire avancer l’enquête.
Plus de cinquante gendarmes sont mobilisés pour récolter les éléments qui permettront de remonter la trace du ou des meurtriers(s) de Maria-Camille Bertherin tuée de plusieurs coups de couteau vendredi dernier sur son lieu de travail, à Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie). Un meurtre sauvage, incompréhensible. Cette mère de trois enfants laisse derrière elle une famille meurtrie. Mais l’enquête avance. Dernièrement, les gendarmes ont recueilli le témoignage d’un adolescent qui a permis de dresser une ébauche de portrait-robot. Six jours après le drame, peu de doutes subsistent quant au mobile du meurtre.
L’employée de l’agence de promotion immobilière Franco-suisse du bâtiment aurait été tuée pour un motif crapuleux. Le ou les auteurs du meurtre auraient en effet tenté de faire usage de sa carte bancaire volée avec son sac à main au moment des faits. Vendredi dernier, peu de temps après son arrivée sur son lieu de travail, Maria-Camille Bertherin était frappée de plusieurs coups de couteau à la gorge... Quelques minutes plus tôt, à 68 kilomètres de là, une mère de famille, Catherine Burgod, à peine plus âgée que Maria-Camille, a elle aussi succombé à plusieurs coups de couteau mortels. Elle aussi était sur son lieu de travail, le bureau de poste de Montréal-la-Cluse (Ain).

De troublantes coïncidences...
Mais le parquet, dès le lendemain du double meurtre, a réfuté l’hypothèse d’un seul et même auteur. Lundi, les résultats des autopsies ont conforté cette idée. Les deux femmes auraient en effet été tuées dans le même créneau horaire et leurs blessures ne sont pas identiques. Les deux enquêtes sont menées distinctement. Des résultats d’analyses complémentaires sont attendus dans les jours à venir.


Edition France Soir du jeudi 25 décembre 2008 page 13

Poignardées dans leur appartement - Un règlement de comptes ?



Les deux victimes, d’origine asiatique, seraient des prostituées. L’autopsie des corps a été pratiquée hier matin.
Il est 20 h 30 avant-hier soir, rue de Crussol, dans le XIe arrondissement de Paris. Le quartier est calme. Soudain, une habitante du numéro 15 entend du bruit sur son palier. Elle ouvre sa porte. Sous ses yeux se dévoile le corps de sa voisine. Celle-ci gît au sol dans une mare de sang. La résidante prévient les secours. Très vite, les sapeurs-pompiers arrivent sur place, la police aussi. Ils montent au premier étage de l’immeuble et pénètrent dans l’appartement. Non loin du corps, ils découvrent celui d’une autre jeune femme.
Mais pour ces deux femmes d’origine asiatique il est trop tard. Elles ont déjà succombé à leurs blessures. La charge a été violente. Plusieurs coups ont été portés avec un objet tranchant au cou d’une des victimes. L’autre jeune femme présentent des entailles profondes au bras. Le quartier est quadrillé.
Les blouses blanches, les fonctionnaires de la police scientifique et technique font leur entrée sur la scène de crime. Ils relèvent toutes les traces qui seront envoyées au laboratoire pour être analysées. L’autopsie pratiquée hier matin devait permettre d’identifier ces deux jeunes femmes âgées de 28 ans. Dans leurs affaires ont été retrouvés deux passeports thaïlandais. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche criminelle de la police judiciaire de Paris. Alors qu’Anh-Dao Traxel, fille adoptive de Jacques et Bernadette Chirac, a alerté les responsables de l’Etat sur l’éventualité d’un crime au mobile racial, l’enquête de voisinage laisse présager une autre possibilité.
Les résidants connaissaient peu les deux jeunes femmes. Elles avaient emménagé dans l’immeuble depuis quelques mois à peine. Mais leur mode de vie n’est pas passé inaperçu pour autant. Certains voisins se sont en effet plaints des va-et-vient incessants dans leur appartement, soupçonnant l’existence d’une chambre de passe.
Les deux Asiatiques seraient donc des prostituées. Ce que les premiers éléments de l’enquête tendent à confirmer. Ces derniers jours, la police judiciaire a lancé une opération d’envergure contre la prostitution asiatique... Les deux femmes se sont-elles montrées trop loquaces avec des enquêteurs ? Ont-elles été victimes d’un règlement de comptes ? L’enquête le dira.
Edition France Soir du jeudi 25 décembre 2008 page 13

Limoges - Le chef d’un réseau de prostitution enfin arrêté



Réfugié en Israël depuis cinq ans, un Moldave vient d’être condamné pour proxénétisme aggravé par le tribunal de Limoges. Pensant que la justice l’avait oublié, il s’était déplacé en Hongrie en octobre dernier où le mandat d’arrêt international délivré contre lui a pu être exécuté.
Coulant des jours heureux en Israël où il dirigeait une agence de publicité, Oleg Vikhrov, un Moldave de 38 ans, pensait avoir définitivement échappé à la justice française. En août 2002, lorsque les policiers de Limoges décident d’arrêter les responsables d’un réseau de prostitution international qui s’était, petit à petit, installé dans la capitale limousine, Oleg avait déjà pris la poudre d’escampette.

Lors des interrogatoires, ses complices, tout autant que les filles qu’il avait mises sur le trottoir, n’ont pourtant pas tardé à donner le nom du chef de ce réseau. Oleg Vikhrov surveillait les opérations de l’embarquement des filles dans le bus jusqu’à leur descente dans une station-service près de Narbonne. « Oleg et Igor nous attendaient à bord d’une 205 rouge. Ils nous ont emmenées à Limoges », a expliqué l’une des prostituées. Arrêté en Hongrie en octobre, Oleg a comparu devant le tribunal correctionnel de Limoges la semaine dernière.

L’occasion de rouvrir le dossier de cette filière mafieuse qui organisait la prostitution en France, notamment à Limoges, « ville réputée pour sa tolérance envers les prostituées », comme l’a souligné le ministère public.

« Emplacements de travail »
Pour quitter leur pays à destination de l’eldorado français, les filles devaient payer 5.000 dollars. « Nous devions rembourser cette somme une fois en France et verser, en plus, une partie de nos revenus », a précisé l’une des prostituées. C’est Oleg qui s’occupait de tout. Il installait les filles dans une chambre voisine de la sienne, dans un hôtel situé près du Champ-de-Juillet, un parc proche de la gare de Limoges-Bénédictins où Oleg trouvait même les emplacements de travail de ses filles et réglait les éventuels différends. C’est aussi lui qui fournissait les faux passeports roumains et qui accompagnait les filles à la maison des droits de l’homme et à la préfecture en vue de leur régularisation. « Il nous promettait un emploi de serveuse, mais il nous faisait comprendre que nous pourrions parfois monter avec un client », a déclaré l’une des filles.

Mauvais concours de circonstances
Dans son box, Oleg nie tout ou prétend ne pas se souvenir de faits plus précis lorsqu’ils lui sont opposés par la présidente. Il savait que ces filles se prostituaient, mais il n’a rien organisé. « C’est un mauvais concours de circonstances », lance-t-il, avant d’ajouter à propos des chefs qui lui ont demandé d’aller à Limoges pour installer les filles : « Je ne pouvais pas me permettre de leur dire non, ce sont des gens sérieux, on ne peut rien leur refuser. »

Le dossier de l’accusation prouve qu’Oleg a reçu de nombreux mandats et les nombreuses surveillances policières ont confirmé les déclarations des prostituées qui déposaient l’argent dans des paquets de cigarettes vides, abandonnés aux endroits convenus quelques minutes avant qu’Oleg ne les récupère discrètement. Le substitut du procureur ne veut d’ailleurs pas croire qu’Oleg « n’était au courant de rien ». Avant de réclamer sept ans de prison ferme, peine à laquelle Oleg avait été condamné par contumace en avril 2003 par ce même tribunal.

Son avocat a eu beau plaider que l’accusation « a voulu faire endosser à Oleg un manteau bien trop gros pour lui », le tribunal a décidé qu’il resterait en prison pour les cinq prochaines années. A sa sortie, il lui sera interdit de revenir en France durant cinq autres années. Quant à ses victimes, elles sont sorties de la rue et essayent de reconstruire leur vie dans d’autres carrières.


Edition France Soir du mercredi 24 décembre 2008 page 12

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